pour l'emploi, la formation et l'économie
 

Avec l'élargissement de la décentralisation, la Région aura la pleine responsabilité de la formation professionnelle et du fonctionnement des lycées. Elle assurera un rôle d'animation et de coordination des politiques d'accueil, d'information et d'orientation professionnelle. Enfin, la Région deviendra le chef de file pour l'ensemble des aides aux entreprises, la politique du tourisme et pourra, à sa demande, gérer les fonds structurels européens.

Plus que jamais la stratégie de formation et de développement économique, comme les choix politiques de la majorité régionale seront déterminants pour la compétitivité de la région Aquitaine et l'emploi.

         
         

1- L'Aquitaine de l'intelligence

L'avenir de l'Aquitaine passe par l'existence d'un système éducatif et de formation qui permette, à la fois, d'offrir aux jeunes des formations répondant qualitativement et quantitativement aux souhaits exprimés et d'apporter une réponse cohérente aux exigences et aux besoins de l'économie.

         

Donner aux lycéens les moyens de la réussite

114 000 lycéens, accueillis dans 149 établissements publics (18 500 élèves dans 53 établissements privés sous contrat). Le pourcentage de jeunes parvenant au niveau du bac est inférieur à celui constaté dans les régions voisines et celles de l'ouest de la France.

Redonner la priorité aux investissements.
L'effort d'investissement de la Région a baissé de près de 10%. Le programme prévisionnel d'investissement (PPI) n°2, adopté pour la période 1993-1999, n'est toujours pas achevé et la construction prévue de 3 nouveaux lycées a été abandonnée. Il faut poursuivre les plans d'investissement et accélérer la modernisation et la mise aux normes de sécurité

des équipements.

Favoriser l'égalité des chances en assurant la gratuité des manuels scolaires dans toutes les sections des lycées, tout en continuant à aider les élèves des lycées professionnels à acheter leur premier équipement professionnel.

Il s'agit de l'opération "coup de pouce" lancée en 2002 qui bénéficie à 12 000 familles pour un budget de 3,2 M€.

La mise à disposition gratuite des manuels, renouvelés tous les 4 ans, a un coût annuel de 5,4 M€ par an. Afin de ne pas pénaliser les libraires locaux, il n'y aurait pas d'appel d'offres unique, les élèves ayant à leur disposition une carte à puce préchargée. Les ouvrages seraient transmis gratuitement aux cohortes suivantes pendant leur durée d'utilisation.

Lancer un plan de renouvellement et d'extension du parc informatique des établissements, pour pouvoir mettre à disposition un ordinateur pour 12 élèves, en finançant la maintenance et l'accès à internet, chaque élève disposant d'une adresse électronique. Ces équipements pourraient, par convention, être mis à disposition d'associations en dehors des heures et périodes scolaires.

Coût de 2 M€ annuel. Le parc existant est très inégalement réparti et demeure largement sous utilisé faute de maintenance.

Développer le soutien scolaire par l'organisation d'études du soir et l'appui aux associations, en particulier dans les quartiers prioritaires.

 
 

Développer l'apprentissage, filière d'excellence (16 000 apprentis)

- accroître de 50 % le nombre de places en apprentissage dans les secteurs porteurs d'emploi.

- doubler le soutien financier de la Région à la construction et à la modernisation des CFA . Aujourd'hui, le Conseil régional consacre seulement 8 M€, soit 2,2 % de son budget d'investissement aux CFA, alors que d'autres régions assurent la maîtrise d'ouvrage des constructions qu'elles financent en presque totalité.

- développer les formations en apprentissage conduisant au diplôme d'ingénieur et à des diplômes de niveau II et III.

- réviser la carte régionale de l'apprentissage en concertation avec les organisations professionnelles concernées, pour mieux répondre aux besoins des territoires.

Développer la formation professionnelle, dont le nombre de stagiaires a été divisé par 2 entre 1998 et 2003.

- améliorer la réactivité et l'adaptation du dispositif de formation professionnelle, en simplifiant les procédures et en associant davantage les branches professionnelles à la définition des besoins, au sein de l'OREF (Observatoire de l'emploi et de la formation), prévu au contrat de plan, mais qui n'est pas opérationnel.

- réserver un contingent de 10% pour des formations individualisées ou à la carte afin de répondre aux besoins des entreprises qui s'implantent en Aquitaine et au reclassement des salariés privés d'emploi dans le cadre d'un plan social.

         

Renforcer le potentiel régional des formations supérieures et de la recherche . Le récent rapport du CESR sur la démographie aquitaine révèle la dégradation de la position relative de l'Aquitaine qui produit un plus faible nombre de diplômés de l'enseignement supérieur que les régions voisines.
La Région dotera les universités d'Aquitaine des moyens nécessaires pour faire face, notamment, à l'essor des formations professionnalisantes, au renouvellement et à la modernisation des équipements pédagogiques.

- renforcer le maillage régional des sections d'IUT et des licences professionnelles dans les villes moyennes.

- restaurer l'attractivité des

filières scientifiques universitaires et mettre en place un plan de développement des formations d'ingénieurs, afin de doubler dans les 6 ans le nombre d'ingénieurs diplômés.

- poursuivre la réalisation des opérations d'investissement inscrites au contrat de plan 2000-2006, afin de conforter les pôles d'excellence scientifique et technologique.

- soutenir la recherche et le développement technologique dans le cadre d'un contrat pluriannuel passé avec les universités associées aux organismes nationaux de recherche et l'Etat.

- favoriser l'accueil et l'installation de nouveaux enseignants-chercheurs et de chercheurs,

car c'est en investissant sur les femmes et les hommes que nous bâtirons l'avenir de l'Aquitaine et conforterons les pôles d'excellence existants et en création, tel celui de l'optique-laser.

- accroître la visibilité et le poids en Europe des établissements universitaires aquitains , notamment par le regroupement au sein de l'agence européenne Léonardo-Socrates du programme Erasmus World, et le soutien de la candidature de la ville de Bordeaux pour accueillir le siège des universités européennes.

- créer des bourses régionales pour favoriser la mobilité européenne, dans le cadre des formations.

 

Développer le projet de campus numérique et l'usage des TICE.

Favoriser l'innovation et les transferts de technologie :

- créer une maison de l'innovation regroupant les 6 pôles de transfert de technologie (matériaux-mécanique ; agro- alimentaire ; forêt-bois-papier ; santé ; environnement ; électronique-TIC) et l'ANVAR et donnant, sur un même site ou par un portail numérique, accès à l'ensemble

des services (brevets, réglementation, financement, études de marché) et informations nécessaires aux entreprises. Cette structure, en étroite relation avec l'incubateur aquitain, doit favoriser les partenariats entre la recherche publique et privée ainsi que les centres techniques des branches professionnelles pour la mise au point de nouveaux produits.

Elle pourrait recruter des jeunes chercheurs, techniciens, ingé-nieurs ou commerciaux pour réaliser, pour le compte d'une

entreprise, les études et mises au point nécessaires au développement d'un produit. Ces missions renforceraient l'employabilité de ces jeunes en leur donnant une première expérience professionnelle.

- favoriser la structuration de technopoles spécialisées et de clusters.

- développer l'information scientifique et technique et l'intelligence économique.

         
         
         

2- Changer de méthode pour rendre l'action économique de la Région plus efficace et plus transparente.

Le rôle de la Région, c'est de définir les grands axes stratégiques de développement, de promouvoir un environnement favorable à la croissance et d'accompagner les actions collectives. Il ne lui appartient pas de se substituer aux acteurs économiques locaux pour la mise en œuvre opérationnelle de ces politiques.

Passer du dirigisme au partenariat. De la bureaucratie à l'action.

C'est pourquoi, nous nous engageons à remettre à plat l'ensemble du système d'aide au développement économique régional.

La conférence des acteurs économiques aquitains, réunie dans le mois suivant l'élection, sera consultée sur les orientations stratégiques. Elle aura à se prononcer sur l'efficacité des mesures existantes et sur des propositions de simplification et d'amélioration de la lisibilité du dispositif régional :

         

recentrer les interventions financières de la Région en faveur des mesures identifiées comme les plus efficaces : soutien aux actions collectives, avances remboursables, participation aux outils de financement, cautionnement des prêts bancaires, appui à la formation…

Face aux vrais enjeux régionaux que sont la crise des filières du bois et de la viticulture ou le risque d'une désindustrialisation de l'Aquitaine, on peut se demander quelle est la pertinence

de l'actuel règlement économique du conseil régional, avec ses 140 pages, égrenant un fouillis de mesures qui ne cessent d'être modifiées et qui, pour nombre d'entre elles, ne sont pas utilisées par les entreprises.

redéfinir le rôle respectif des différentes structures dans le souci d'éliminer les doublons et les concurrences stériles et de mieux valoriser les compétences existantes En particulier, le rôle et les missions de l'Agence aquitaine

de développement économique (2ADI) devront être précisés et recentrés (budget de l'agence 1 M€).

généraliser la contractua-lisation sur des objectifs précis et chiffrés et périodiquement évalués, avec les acteurs du développement économique : chambres consulaires, branches professionnelles, groupements sectoriels ou géographiques d'entreprises, plates-formes d'initiative locale, organismes de développement local.

   
         
         

3- Pour une politique offensive de développement économique

Les indicateurs économiques révèlent une dégradation qui exige une réponse d'ampleur. Après une croissance continue entre 1993 et 2001, le nombre des emplois diminue. L'augmentation de l'emploi dans les services a été divisée par 2, alors que les effectifs industriels accusent une baisse de 3%.

Les plans sociaux et cessations d'activités se sont multipliés, que ce soit dans les secteurs traditionnels (Chupa chups, verreries de Vianne), le secteur très exposé de l'électronique et des composants (Reuwel, Epcos, Solectron) ou les pôles d'excellence régionale, avec les restrictions d'effectifs dans l'aéronautique, (Sogerma, EADS). La filière du bois et celle de la viti-viniculture sont en crise.

Dans ce contexte, la Région a à jouer un rôle fondamental.

 

Soutenir la création d'entreprises. 4ème région pour la création d'entreprises en 2002, l'Aquitaine a reculé en 2003 à la 12 ème place. Les défaillances sont également nettement supérieures au pourcentage national.

Il est dès lors essentiel que la Région puisse accompagner les créateurs sur le plan financier et de la formation. Si les dispositifs d'aide au financement des entreprises

innovantes et au capital-risque sont étoffés en Aquitaine, le financement de la création plus classique, notamment dans le secteur du commerce et des services, est difficile.

- créer un fonds de garantie permettant de cautionner une partie des prêts ou des crédits baux souscrits par les porteurs de projet.

- Ouvrir les fonds existants d'aide à l'innovation, et qui

manquent de projets à financer, à tout projet de création ou de reprise d'entreprise permettant de pérenniser l'emploi.

- aider à la création de caisses sociales de développement local, à l'exemple de celles de Bordeaux, apportant aux porteurs de projets ne disposant pas de fonds propres, un prêt sans intérêt correspondant à l'apport personnel exigé par les banques.

 
 

Aider à la reprise et à la transmission d'entreprise . 36% des chefs d'entreprises aquitains ont plus de 50 ans. Il faut réussir le défi de la transmission pour maintenir l'activité économique et l'emploi, en particulier en zone rurale, où, de surcroît, le taux de création d'entreprises est plus faible, et pour favoriser la modernisation des entreprises.

- soutenir les actions mises en œuvre par les CCI et les Chambres des Métiers pour la sensibilisation des cédants potentiels, la prospection des candidats à la reprise, leur formation et leur accompagnement.

- aider au financement du recrutement par l'entreprise de son futur repreneur pendant la période de préparation du projet et de passage de témoin par le cédant.

- faciliter le financement de la reprise . Les candidats repreneurs étant dans les 2/3 des cas des salariés, le problème des fonds propres se pose tout particulièrement. Les repreneurs doivent pouvoir avoir accès au fonds d'investissement de proximité, aux fonds régionaux existants et à des avances à taux nul.

Elaborer, avec le monde industriel, un plan d'action stratégique de développement industriel. Sont concernées les filières d'excellence que constituent l'aéronautique et l'espace, la santé, la chimie, l'électronique et la filière bois-papier, ainsi que les filières émergentes telles les technologies de l'environnement, les biotechnologies et la filière optique-laser.

- favoriser l'adaptation du tissu

industriel aux nouveaux modes de travail, fondés sur des alliances d'entreprises et le développement des échanges numérisés, requérant un accès au très haut débit par la mise en oeuvre d'un plan d'action régional e PME.

- aider les entreprises à anticiper leurs besoins en matière de formation et de nouvelles compétences.

- encourager les démarches qualité et l'intégration des problématiques de sécurité et de protection de l'environnement.

- apporter un appui aux actions collectives de promotion et de prospection.

- faciliter l'essor et la structuration de technopoles spécialisées et de clusters.

         

Soutenir la modernisation des exploitations et la qualité des productions dans l'agriculture, la sylviculture et les secteurs de l'ostréiculture et de la pêche.

Réunir très rapidement l'ensemble des acteurs de la filière viti-vinicole afin de fixer des pistes d'action et un programme d'urgence.

Nous demanderons au gouvernement de prendre les mesures nécessaires à la préservation et à l'essor de

cette filière, prenant en considération les exemples étrangers de protection de la viticulture.

Un plan d'action sera établi pour le moyen terme : développement du pôle de recherche en favorisant l'accueil et l'installation de compétences nouvelles ; appui à l'organisation de la filière et à sa promotion sur le plan national et international ; affirmer le rôle de Bordeaux comme place internationale du négoce du vin ; favoriser l'implantation des projets

touristiques et promotionnels :
Ampélopolis, parc consacré à la vigne et au vin, centre culturel du vin, circuits touristiques

Développer le tourisme par des actions de promotion de l'Aquitaine et l'appui à la formation, à la qualité et aux initiatives locales.

         
         
         

4- Mobiliser pour l'emploi

Le chômage touche plus de 100 000 Aquitains. Il progresse surtout chez les jeunes et demeure élevé chez les plus de 50 ans et les femmes. C'est notre première priorité. Elle exige non seulement une dynamique économique, mais également des mesures particulières pour accompagner et relayer la politique nationale de l'emploi.

         
         

Nous mobiliserons l'ensemble des acteurs de l'emploi et de l'économie afin de mettre en œuvre un plan Aquitain pour l'emploi.

- les emplois existent : encore faut-il les chercher là où ils sont. Nous financerons dès cette année, en partenariat avec les branches professionnelles, une équipe de VRP de l'emploi pour aider

chefs d'entreprise et artisans à utiliser toutes les aides au recrutement : contrats jeunes en entreprises, CIVIS, contrats de professionnalisation, contrats initiative emploi...

- soutien au réseau des associations d'aide à la recherche d'emploi et aux parrainages.

- contractualisation triennale sur

objectifs et financement accru des missions locales, des PLIE et des structures locales d'aide à l'insertion, dont le rôle de proximité est irremplaçable.

- nous favoriserons le développement du travail à temps partagé et les groupements d'employeurs, en particulier pour répondre aux exigences du travail saisonnier.

         

 

 

 

 

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